Commodore
Les ordinateurs 8 bits de chez Commodore ont eu un très grand
succès dans les années 80. Ils sont d'ailleurs toujours utilisés
dans certaines universités et chez les particuliers. Ils ne sont
hélas plus fabriqués.
La nouvelle
société Commodore (créée en 1997 dont le propriétaire
est la société TULIP®) n'a plus rien à voir avec
les ordinateurs 8 bits et l'Amiga; Elle se consacre uniquement à
la fabrication de compatible PC.
Sommaire
Série
Commodore
PET 2001
Constructeur
: Commodore
Pays d'origine : USA
Microprocesseur : 6502 MOS technology
RAM : 8 Ko
Clavier : QWERTY, mécanique, 73 touches
dont clavier numérique séparé
Affichage : 25 lignes de 40 colonnes, N&B
Mémoire de masse : Magnétocassette
intégré
Son : néant
Année de commercialisation : 1977
Prix à l'époque : 7600 Francs Francais
Note : Onéreux, même à son
époque, le PET 2001 présentait toutefois des atouts indéniables.
Et l'étrange design de son clavier aux couleurs criardes et si désagréable
à utiliser n'y changeait rien. De fait, il s'agissait là
de son seul véritable défaut, avec l'absence de son. Comme
pour compenser, il disposait d'un écran d'une lisibilité
peu commune et d'un affichage d'une grande finesse, et ce même s'il
souffrait de l'impossibilité d'afficher simultanément les
majuscules et les minuscules. Il était néanmoins possible
de passer d'un mode à l'autre à l'aide d'une instruction
"POKE", aussi peu pratique que difficile à mémoriser...
Comme souvent en ces temps reculés, le manuel
se montrait plutôt mal conçus, et les instructions manquantes
foisonnaient.
Le système d'exploitation et le Basic Microsoft®
se trouvaient stockés au chausse-pied dans 14 Ko de ROM, quantité
maximum que pouvait abriter le PET. Il en résultait des choix aussi
étranges qu'arbitraires quand aux fonctions à assurer. Les
caractéristiques du Basic étaient classiques et bien adaptées
à une utilisation personnelle. En revanche, certaines fonctions
ergonomiques et particulièrement utiles proposées par d'autres
Basic Microsoft® n'y figuraient pas. Il en allait ainsi pour "Else"
(qui complète les instructions If... Then...), et de "Print using"
(permettant l'édition des résultats), etc.
Par ailleurs, bien que limité, le Basic du PEt
restaint certainement le plus rapide de sa génération (à
titre d'exemple, celui de l'IBM 5100®, machine qui date de la même
époque, affichait un prix 10 fois supérieur, tout en demeurant
3 fois plus lent). En outre, l'accès à l'horloge interne
offrait des possibilités intéressantes, tant pour des applications
de contrôle que pour celles de temporisation.
Le lecteur de cassette intégré, destiné
à faciliter une éventuelle utilisation de foule (enseignement
par exemple), était également très reussi, bien qu'assez
lent.
Avec tout cela, rien d'étonnant à ce que
cette machine à l'allure pourtant assez grossière reste dans
les mémoires.
Emulateurs C64, C128, VIC20, PET et CBM-II pour Windows : http://www.viceteam.org/
Jack Tramiel - Fondateur de Commodore
De son vrai nom Idek Tramielski, Jack Tramiel est un survivant polonais de l'Holocauste. Ancien prisonnier d'Auschwitz, Jack décide de partir refaire sa vie aux Etats-Unis dès sa libération. "J'étais sûr de pouvoir tout supporter" déclare-t-il à propos de son voyage. Jack apprend l'anglais dans la rue, il est livreur puis militaire pour quelques mois avant de devenir réparateur de machines à écrire. En 1952, Tramiel achète une boutique de machines à écrire dans le Bronx. Devant l'essor des premières machines électroniques, Tramiel fonde Commodore à Toronto en 1954, et commence à vendre de la machine à calculer. En 1979, il lance l'un des premiers PC à bas prix, le PET. Il continue sur cette voie en lançant le VIC 20 et le C64 qui connaissent le succès que l'on sait. En 1984 pourtant, il vend Commodore et rachète à la Warner le constructeur Atari pour la somme de 240 millions de dollars, soit presque dix fois ce que l'avait vendu Bushnell six ans auparavant.
Après des années de réussites, marquées par la sortie de la gamme ST, Atari subit des revers face à la démocratisation du compatible PC. En 1989, Atari tente une diversification en sortant le Portfolio, un agenda électronique, qui ne rencontre pas le succès escompté. L'effondrement du marché des consoles face aux géants nippons, Sega et Nintendo, pousse la famille Tramiel à revendre Atari à JTS en 1996 pour la somme de 80 millions de dollars tout en restant au conseil d'administration.
Série
Commodore
VIC20
Constructeur : Commodore
Pays d'origine : USA
Microprocesseur : 6502
RAM : 5 Ko
Clavier : QWERTY, mécanique, 66 touches
Affichage : 23 lignes de 32 colonnes, 16 couleurs
Mémoire de masse : aucune en série
Son : 3 voix mono + bruiteur
Année de commercialisation : 1982
Prix à l'époque : 2000 Francs Francais
Note : Après le célèbre PET2001
et ses suites (3000, 4000 et 8000), l'arrivé du nouveau Commodore
remporte également un succès phénominal. En moins
de 2 ans, plus de 2 millions d'exemplaires du Vic 20 seront vendus dans
le monde entier, le plaçant parmi les ordinateurs les plus répandu
de sa génération.
Il faut dire que, grâce à son prix, il a
de qui séduire les débutants. Toutefois, ses performances
ne se révèlent pas extraordinaires, en paticulier en ce qui
concerne sa mémoire (3,5 Ko de RAM utilisateur) et sa capacité
d'affichage limitée à 23 lignes de 32 colonnes.
En fait, il semble que le Vic 20 ne constitue qu'une
version revue à la baisse du PET. Son avantage essentiel réside
dans la présence à la vente, et ce dès sa commercialisation,
d'un lecteur de disquette (qui revient tout de même à 4500
FF), d'une imprimante, d'extensions mémoire et même d'un crayon
optique. Il demeure possible de construire une configuration assez complète
pour moins de 10000 FF et de bénéficier d'un important nombre
de logiciels, à cause de l'intérêt que les éditeurs
portent à la marque, eu égard à son parc installé.
Malheureusement, les jeux ne sont pas à la hauteur
des espérances, et quand à la programmation, il faut s'armer
de patience et ne pas avoir peur des "POKE" dont le manque de souplesse
reste légédendaire... Malgré tout, le Vic conserve
une assez bonne image dans la mémoire de ses utilisateurs.
Emulateurs C64, C128, VIC20, PET et CBM-II pour Windows : http://www.viceteam.org/
Série 
Constructeur
: Commodore
Pays d'origine : USA
Microprocesseur : 6510 compatible 6502
RAM : 64 Ko
Clavier : QWERTY, mécanique, 70 touches
Affichage : 25 lignes de 40 colonnes, 16 couleurs
Mémoire de masse : Magnétocassette
ou Lecteur de disquette 5"1/4 selon version
Son : 3 voix mono sur 5 octaves (chip SID)
Année de commercialisation : 1982
Prix à l'époque : 3990 Francs Francais
Note : Inspiré du Vic20 dont il reprend
l'apparence (mais avec lequel il n'est pas compatible en raison d'un format
différent de cartouche), le C64, aidé par des milliers de
jeux et des dizaines de périphériques qui lui ont été
consacrés, incarnera l'ordinateur vedette des années 80.
En plus de ses qualités graphiques (affichage haute résolution
320x200 et animation par sprites), le C64 dispose d'un synthétiseur
sonore aux excellentes performances. Celui-ci comprend un oscillateur qui
couvre 9 gammes et dispose des formes d'ondes fondamentales. Un must pour
son époque. S'il se révèle particulièrement
bien fourni en jeux, le C64 manque en revanche d'applications professionnelles.
Fort heureusement, une carte Z80 permet d'accéder au système
d'exploitation CP/M et ainsi de bénéficier des utilitaires
les plus en vogue.
Le C64 sera décliné en plusieurs machines
: SX64, C128...
Compléments techniques :
-
Ordinateur 8 bits
-
Basic V2.0
-
2 ports joystick
-
1 port extension
-
1 port lecteur de cassette
-
1 port série I/O
-
1 port vidéo
-
Périphériques :
-
Lecteur de cassettes
-
Lecteur de disquettes
-
Moniteurs / TV
-
Imprimantes
-
Modems
-
Existe en version portable : le SX64
Emulateurs C64, C128, VIC20, PET et CBM-II pour Windows : http://www.viceteam.org/
Emulateurs pour PC :
CCS64 = http://ccs64.fatal-design.com
C64S = http://www.phs-edv.de/c64s
Frodo = http://frodo.cebix.net/
Emulateurs C64, C128 et Plus4 sous MS-Dos = http://www.zimmers.net/anonftp/pub/cbm/crossplatform/emulators/msdos/
Site spécial C64 :
C64.org = http://www.c64.org
C64.net = http://www.c64.net
& C64.com = http://www.c64.com
C64.sk = http://www.c64.sk : Site d'information.
André 's 8-bit pages = http://www.6502.org/users/andre/index.html
Musiques MP3, Midi, SID... et remixe de jeux ou démos du C64 =
http://www.c64audio.com
et http://remix.kwed.org/
Série
Commodore
128
Ordinateur
8 bits dérivé du C64
-
Basic V7.0
-
Microprocesseur 6510, 8502 et Z80
-
128 Ko RAM
-
16 couleurs (chip VIC MOS 6566)
-
3 voix mono (chip SID MOS 6581)
-
40 & 80 colonnes
-
Comprend 1 mode C64, 1 mode C128 et 1 mode CP/M Plus V3.0
-
2 ports joystick
-
1 port extension
-
1 port lecteur de cassette
-
1 port série I/O
-
1 port vidéo
-
Périphériques
-
Lecteur de cassettes
-
Lecteur de disquettes
-
Moniteurs / TV
-
Imprimantes
-
Modems
-
Existe en version avec lecteur de disquette intégré : le
C128D.
Emulateurs C64, C128, VIC20, PET et CBM-II pour Windows : http://www.viceteam.org/
Série Amiga 1000
Constructeur : Commodore
Pays d'origine : USA
Microprocesseur : Motorola 68000
RAM : 192 Ko
Clavier : AZERTY, mécanique, 93 touches
dont pavé numérique sépare
Affichage : 4096 couleurs
Mémoire de masse : Lecteur de disquette
3"1/2 de 880 Ko.
Son : Stereo
Année de commercialisation : 1985
Prix à l'époque : 18000 Francs Francais
Note : Après de années de suprematie
grâce au C64, Commodore se lance dans la technologie de pointe avec
l'ordinateur 16/32 bits, qui sera vraisemblablement le plus performant
de son époque, tant du point de vue graphique que sonore. Crée
par Jay Miner (le concepteur de l'Atari 800), l'Amiga apporte en outre
de réelles innovations système, notamment avec l'AmigaDos,
premier véritable OS multitache.
Les successeurs de l'AMIGA 1000 sont les AMIGA 500, 500+
et 2000 puis viennent ensuite les AMIGA 600. Aujourd'hui disparus du marché.
Les AMIGA 1200 et 4000 sont toujours d'actualité.
Jay Miner - Concepteur du VCS, de l'Atari 800 et de l'Amiga
A l'origine Jay était ingénieur chez le rival éternel de Commodore : Atari. Après avoir travaillé sur le VCS puis l'Atari 800 et créé bon nombre de jeux pour cette société, Jay propose de développer de nouveaux projets hardware, en particulier une machine 16 bits. Atari s'en moque et Jay décide de filer avec quelques techniciens pour rejoindre la toute jeune société Hi-Toro, en plein coeur de la Silicon Valley. Aidé de Carl Sassenrath, Dale Luck et RJ Mical, il développe des périphériques de jeux pour assurer des revenus immédiats et planche sur son projet d'ordinateur 16 bits. "La chose la plus cool était que je pouvais amener mon chien dans les locaux" indique Jay (on retrouvera d'ailleurs l'empreinte de la patte du caniche sous le capot de l'Amiga 1000).
En 1984, un prototype peut enfin être présenté au Consumer Electronic Show de Las Vegas. La légende veut que la machine soit tombée en panne juste avant sa présentation et que Jay dut prendre le fer à souder pour la remettre sur pieds à la dernière seconde. A la vue de la "bouncing ball demo" qui met en scène une bille décorée d'un damier rouge tournant sur elle-même sur un fond sonore digitalisé, les professionnels du monde entier ont le souffle coupé. Les 4096 couleurs, le système multitâche sous 256 Ko, les quatre voix sonores... tout relève du travail de génie. Pour preuve : le système original de l'Amiga est resté à la pointe de la technologie pendant près de dix ans et étonne encore les spécialistes. La technologie de la machine intéresse rapidement de grosses compagnies ce qui tombe bien puisque la société Amiga est terriblement endettée et n'a plus assez de ressources pour lancer la fabrication de masse de son micro. Atari, pense rafler le morceau... Mais Commodore dame le pion à Jack Tramiel : l'offre de rachat est supérieure à celle d'Atari (plus du triple), le logo de la société Amiga sera conservé pour son ordinateur et l'équipe de la société Amiga sera intégralement reprise par Commodore. L'histoire était écrite. On connaît depuis le succès de l'Amiga qui fera la une de Byte, le géant de la presse informatique aux Etats-Unis.
L' implication de Jay s'est officiellement arrêtée après la sortie commerciale de l'Amiga 1000, date à laquelle il rejoint une entreprise travaillant dans l'électronique médicale. Jusqu'à son décès en 1994, équipé de son chapeau de cow-boy, avec son look de chercheur d'or, Jay a écumé les conférences développeurs et les réunions des fanatiques d'Amiga.
Pour plus d'informations sur l'Amiga : CORSAIRE
Production section Amiga
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Stéphane-Ludovic NICON
c/o CORSAIRE
BP 40007
28320 BAILLEAU ARMENONVILLE
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